Automne
En Septembre: Photographies
Ce mois de Septembre, la Tourelle St François accueille Milena et Gilles LE MAO.
« Dans la jungle de la solitude, écrit André Breton, un beau geste d’éventail peut faire croire à un paradis ». Il s’ouvre puis se ferme puis s’ouvre de nouveau sur des corps ombrageux, sur des bêtes de passage, sur un arbre perdu.
Parfois un visage, une contrée dans le lointain nous rappelle qui nous étions avant de partir, avant de nous laisser enivrer seuls par autant de destinations.
La solitude n’est pas isolement pourtant, elle tisse des liens invisibles, raconte toutes nos filiations.
Bientôt nous serons réunis, dit-elle, vous reviendrez tous à la maison, en voguant sur une eau nocturne, sur le dos fragile d’un cerf-volant, dans la nudité première d’un enfant.
Franck Magloire, auteur.
Infos web Gilles LE MAO:
http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_liste_generique/C_26003_F
http://www.lussasdoc.org/rea-gilles_le_mao-3,26003.html
https://www.instagram.com/gilles.lemao/?hl=fr
Milena LE MAO
... et toujours au mois d'Aout ...
Une nouvelle proposition de PHART pour vous faire découvrir un duo très original.
Estelle SAIGNES et Anatole TIECHE ont tous deux pris leur quartier d'été à la Tourelle St François et ceci jusqu'à la fin du mois d'Aout.
![]() |
Anatole TIECHE
En Aout à la Tourelle
Ce mois d'Aout 2022, nous accueillerons le Peintre Essayiste, Richard GUILLERMIC pour... sa première exposition.
Ce n'est pas si facile pour un artiste, même confirmé, de présenter son travail au public.
Richard partagera avec nous ses émotions toutes en couleurs, ses variations de thèmes abstraits et graphiques qui reflètent sa sensibilité intérieure.
![]() |
| ©patricklenézet |
Valérie LUONG & Cyril MAISONNAVE
La tourelle
Une pièce;
Parquet à lattes brunes, un semi circulaire de mur, plafond haut 3M peut-être 3M50,encore des lattes mais blanches et aussi des spots;
Ma respiration est lente,mon œil repère les angles,les coins, les recoins, je déplace au centre une table ronde, diamètre 45, un petit banc, il y a aussi un tabouret et ce grand canapé assorti au fauteuil, mon inventaire se termine par ce bureau qui lui ne bougera pas.
J'enveloppe les meubles de draps blancs ;
Mon oeil repère quatre fenêtres, double vitrage, ici en Bretagne il y a du vent, la pluie ,on dit aussi un grain pas celui que tu peux avoir dans la tête mais celui qui te mouille en un quart de seconde si tu n'as pas pris ton ciré,ici il faut prévoir, à 10h un temps magnifique, à 10H20 tu es trempé !
31 jours de vie qui se répètent de manière douce mais quasi militaire;
Mon cérémonial s'articule autour d'un lever et d'un coucher;
Entre, le travail ;
Jusqu'au bout il faudra trouver l'essentiel, obsédante recherche du bon geste, simple, efficace surtout ....
Je suis en résidence .
Oui chercher le bon geste, créer, tout tient dans ces quelques lettres, répéter à l'infini la même partition, essayer de trouver le bon accord;
S'adapter au lieu, un voyage dépaysant, singulier;
Plonger dans l'imaginaire, une immersion hors du temps,sensationnelle, formidable,magique,si excitante ......
Je suis entrée dans cette tourelle comme on plonge dans l'eau;
J'ai pris ma respiration, transportée dans une nouvelle ambiance, sans contact, presque hypnotisée;
Se fondre dans les coins,spectatrice d'un travail qui se monte;
Ne jamais désespérer;
D'interminables passages de machine à coudre, garder la cadence....
Gestes qui se répètent ;
Tous les jours;
Le corps qui doit tenir le bon rythme ;
Guider l'esprit ;
Des images de film du réalisateur Hongrois 'Béla Tarr' m'accompagnent, celles du 'Cheval de Turin', atmosphère mystique;
Poésie;
J'affronte comme les personnages du film les éléments, je sens rôder autour des fenêtres le vent et la pluie, ;
Lenteur du temps, seule, ambiance sacrée;
Sacrée ambiance;
Ce qui prends vie dans ce temps suspendu est la relation que j'entretiens avec ma main, reliée à mon corps et à mon esprit, un corps presque étranger dans ce nouveau lieu;
Faire face à soi, ne pas interrompre l'énergie qui se déploie avec aisance dans cet espace si unique où le travail du papier blanc cousu et cette vie quasi monacale rend l'atmosphère pure,simple,paisible voire absolue, ce qui prend vie dans ce temps suspendu c'est la membrane qui se construit, tous les jours la mue prend forme, pour la future délivrance, celle de la jeune fille enfermée dans une tour et qui file avec ses longs cheveux une immense corde qui lui permettra de s'enfuir afin d'accéder à sa propore féminité. La mue-corde pendra à la fenêtre le 28 mai à 18H.
Epuisée mais heureuse d'avoir réussi à finir mon ouvrage
Maintenant retrouver sa réalité ;
Difficile passage ...
--------------------------------------------------------------------------------
Juin 2022. Nicolas SAVIGNAT en résidence.
Nicolas Savignat
Catherine fait un arrêt sur tourelle.
Ce mois de Mai, Catherine Pouplain sera notre résidente.
Toute en couleurs pour fêter les beaux jours.
Des feuillages, de hautes herbes, des oiseaux de passage.
Des humains aussi, en formes d'humains.
Papiers suspendus, crayons voyageurs, de belles surprises vous attendent à la Tourelle St François aux heures qui seront les siennes.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Yves GROUAZEL. Peintures
Notes sur le cheminement
Depuis 2017 l'objet de ma peinture s'est tourné vers mon environnement proche et j'ai recherché dans cette nature de l'intérieur des terres le support à des cadrages et à des compositions peintes.
Au cours des dernières années, ces thèmes paysagers familiers ont été le prétexte à mon désir de faire évoluer ma peinture.
La résidence à la Tourelle St. François
Je propose d'accrocher dans le lieu les toiles que j'ai actuellement dans mon atelier. Ce sont des toiles de différents formats et qui sont toutes liées à mon travail sur le paysage.
Pendant ce mois d'avril, je vais continuer à avancer sur ce qui est en cours, notamment sur certaines toiles entamées qui doivent constituer une série.
J'attends d'être confronté et immergé dans cet environnement - que je connais mais qui n'est pas celui où je travaille quotidiennement.
Être à Port Louis, dans ce « petit phare » et cotoyer la Petite mer de Gâvres peut provoquer une autre manière de travailler et infléchir d'une manière ou d'une autre une trajectoire confortable sur mon « petit chemin ».
Il n'y a pas de projet pré-conçu et ceci est plutôt une « note de non-intention » je le vois comme l'occasion d'oser continuer à chercher autour de ce qui m'occupe : les compositions graphiques, les effets de la lumière sur la matière, la scénographie des paysages, le regard porté sur l'espace des paysages – et ceci en étant déplacé dans mes habitudes.
Le ciel, la mer, la terre, leur rencontre sur l'horizon... et moi posé devant et dedans...
Je suis actuellement dans une recherche de sobriété et de décantation. Une envie d'écarter l'anecdotique et de ne garder que ce qui m'apparaît essentiel, par opposition à la profusion et à l'exubérance.
Peut être que cela m'aidera à avancer dans mon envie de mettre plus en avant l'abstraction des espaces du paysage ?
Avril 2022 - YG







































