En Juin, les photographies de Maël Yonnet


Maël Yonnet est en résidence à la Tourelle St François pour ce mois de Juin 2021.

"Je compose entre écriture et photographie, soit en mêlant ces deux matières soit en les cultivant distinctement. Je mets en forme une Odyssée, à la recherche des paradoxes et des singularités, là où les individus se révèlent et les mythologies germent.

L'obturateur me permet de saisir des espaces temps, des ambiances, des personnages pour incarner un quotidien, urbain et nocturne, mystifié.

Mon travail de poésie prosaïque me permet d'explorer la complexité, la diversité de l'humain, d'aller prendre matière dans nos grandeurs ridicules, dans nos absurdes ambiguïtés. Distiller les essences des individualités et délivrer comme un journal, comme une voix-off, réflexions et fictions aux lecteurs tout en m'affranchissant de certains codes d'écriture".

MY

La progression. Valérie LUONG

De la tourelle parvient l'écho d'un cliquetis,
d'un battement, d'une pulsation intérieure.
L'esprit et la pensée se fondent, se lient.
La machine obtempère, éructe, docile sous l'habile main.
Le papier/tissu blanc s'élargit, grandit, comble l'espace, le vide.
Prolongement de l'être,
la trace respire, enfle, cherche l'aurore,
devient crépuscule.
Le temps bascule.
La distance s'amenuise
et de haut en bas,
le ressac de la mer
enchante la solitude.
Bob Nicol



©BNicol

©Valerie Luong

31 jours de vie qui se répètent ;
35m2;
La tourelle
Une pièce;
Parquet à lattes brunes, un semi circulaire de mur, plafond haut 3M peut-être 3M50,encore des lattes mais blanches et aussi des spots;
Ma respiration est lente, mon œil repère les angles, les coins, les recoins, je déplace au centre une table ronde, diamètre 45, un petit banc, il y a aussi un tabouret et ce grand canapé assorti au fauteuil, mon inventaire se termine par ce bureau qui lui ne bougera pas.
J'enveloppe les meubles de draps blancs ;
Mon oeil repère quatre fenêtres, double vitrage, ici en Bretagne il y a du vent, la pluie ,on dit aussi un grain pas celui que tu peux avoir dans la tête mais celui qui te mouille en un quart de seconde si tu n'as pas pris ton ciré,
Ici il faut prévoir, à 10h un temps magnifique, à 10H20 tu es trempé !
31 jours de vie qui se répètent de manière douce mais quasi militaire;
Mon cérémonial s'articule autour d'un lever et d'un coucher;
Entre, le travail ;
Jusqu'au bout il faudra trouver l'essentiel, obsédante recherche du bon geste, simple, efficace surtout ....
Je suis en résidence .
Un mois ;
Du 1er mai au 31 ;
Oui chercher le bon geste, créer, tout tient dans ces quelques lettres, répéter à l'infini la même partition, essayer de trouver le bon accord;

S'adapter au lieu, un voyage dépaysant, singulier;
Plonger dans l'imaginaire, une immersion hors du temps, sensationnelle, formidable, magique, si excitante ......
Je suis entrée dans cette tourelle comme on plonge dans l'eau;
J'ai pris ma respiration, transportée dans une nouvelle ambiance, sans contact, presque hypnotisée;
Se fondre dans les coins, spectatrice d'un travail qui se monte;
Ne jamais désespérer;
D'interminables passages de machine à coudre, garder la cadence....
Gestes qui se répètent ;
Tous les jours;
Le corps qui doit tenir le bon rythme ;
Guider l'esprit ;
Des images de film du réalisateur Hongrois 'Béla Tarr' m'accompagnent, celles du 'Cheval de Turin', atmosphère mystique;
Poésie;
J'affronte comme les personnages du film les éléments, je sens rôder autour des fenêtres le vent et la pluie, ;
Lenteur du temps, seule, ambiance sacrée;
Sacrée ambiance;
Ce qui prends vie dans ce temps suspendu est la relation que j'entretiens avec ma main, reliée à mon corps et à mon esprit, un corps presque étranger dans ce nouveau lieu;
Faire face à soi, ne pas interrompre l'énergie qui se déploie avec aisance dans cet espace si unique où le travail du papier blanc cousu et cette vie quasi monacale rend l'atmosphère pure, simple, paisible voire absolue, ce qui prend vie dans ce temps suspendu c'est la membrane qui se construit, tous les jours la mue prend forme, pour la future délivrance, celle de la jeune fille enfermée dans une tour et qui file avec ses longs cheveux une immense corde qui lui permettra de s'enfuir afin d'accéder à sa propre féminité. La mue-corde pendra à la fenêtre le 28 mai à 18H.
Epuisée mais heureuse d'avoir réussi à finir mon ouvrage


Maintenant retrouver sa réalité ;
Difficile passage
Parce que ce moment de résidence était intense ,
se résoudre à quitter les lieux ...

Il y a eu les averses, le vent, parfois beaucoup de vent, 
le ciel et la mer houleuse, déchaînée ou calme ou étale
Il y a eu ce paysage
Grandiose
Divin
Une rencontre formidable
Patrick Le Nezet
Phart Asso
La ville de Port-Louis
Valérie Casteres
Katia Fauchoix
Françoise le louer
À ceux qui m'accompagnent , mes compagnons de route, depuis toujours
A.Mozart-G.Puccini-C.Franck.
-R.Wagner-G.Fauré
-C.Debussy
-J.Hasse-P.Glass-F.Chopin
-L.Vinci
-G.F.Haendel-A.Vivaldi-
F.Schubert.
À tout ceux qui sont venus
À la création
Pour tout
Merci


Atelier / Résidence Valérie Luong


 




Résidence Valérie Luong

Peintures / Installations
Tourelle St François
1er-31 mai 2021


AURORE


Préambule
Dans les contes de fées la délivrance se rapporte à des situations d'ensorcellements et la nature de la malédiction varie .Un personnage humain est en général condamné , il est transformé , sera délivré , il retrouvera alors sa nature véritable .Dans les contes de fées on y découvre des héros ou des héroïnes qui ne sont pas des individus humains mais des personnages archétypiques , qui sont une figure idéale , un modèle , la tâche du héros suggère un exploit , il faut se délivrer de l'ensorcellement , se sortir de soi , dire adieu à un corps et accepter la mue , le héros à une mission et la tâche à accomplir est difficile , celle d'aller à la rencontre de son âme et nous acheminer vers l'inconnu , la délivrance dépendra alors de la durée de l'infortune .
Ce que nous montre la célèbre psychanalyste Jungienne Marie-Louise von Franz dans son ouvrage paru en 1986 sous le titre ' La délivrance dans les contes de fées 'que des solutions proposées par les contes peuvent nous mettre sur la voie de la délivrance.
Il y a le corps , celui qui nous porte , qui nous supporte , que nous malmenons parfois mais dont nous prenons soin souvent , il le faudrait ; Le corps est un allié , un ami , un confident , un complice , un partenaire ,nous sommes associé à notre corps , sociétaire de la même entreprise , de la même compagnie ,mon corps et moi jouons du matin jusqu'au soir la même pièce , celle de la vie , nous nous mettons en scène tous les jours et chaque fois la représentation est différente , il y a la fragilité dans le corps ,dans le mien aussi ,il y a la blessure et la maladie , il y a eu la bataille et la victoire .
Depuis 2015 le fil conducteur de mon travail s'articule autour de l'intime , du corps et de sa mémoire , thème que j'ai nommé 'Le Partage ' en référence à l'Eucharistie ( ceci est mon corps ) et qui s'est développé autour du cercle comme enveloppe charnelle , trait d'union entte la chair et le sang.Pour Marie-Louise von Franz le soi est représenté par la corde ou bracelet corde comme un anneau symbolisant le cercle .
Le partage represente aussi le rassemblement ,il renvoie a l'idée de groupe , de contacts ,à la confrontation avec l'autre , l'occasion de tisser des liens , nouer des relations , créer la trame , le canevas de notre liaison au monde ,le tissu d'une nouvelle histoire .
Je vais tisser le Partage
Il y a eu les petits morceaux de papier patiemment collés pour reconstruire un corps , aujourd'hui après la reconstruction il y a la délivrance .
De grandes lanières de papier déchiré cousues entre elles qui représentent des morceaux de peau laissant de multiples fils apparents pour signifier les veines ou de petits vaisseaux , un chaine et trame pour la fabrication d'une structure afin de se réunir , un lieu de conversations , de passeurs d'émotions , de sensations , une longue membrane qui deviendrait un espace vers le monde territoire de connexions, long tapis pour se retrouver soi et les autres accueillant le Partage , une place protectrice pour construire demain , se délivrer d'un carcan oppressant et démarre une nouvelle vie .
L'image d'une figure féminine dans le conte tel que la jeune fille enfermée dans une tour travaillent patiemment sur son ouvrage et œuvrant à sa fuite en fabriquant à partir de ses cheveux une corde ou bien un drap , participe au questionnement de notre enfermement intérieur , ne nous sommes nous pas sentis un jour prisonnier d'une situation ou d'un conflit profond , ce tissu-tapis pourrait représenter la manière de s'échapper du cercle , de la tour , s'évader de son propre joug , sortir de son cadre en acceptant la mue , accéder à sa féminité en changeant sa manière d'être et échapper à ses propres enfermements
Vivre l'Aurora consurgens ' ( traité d'alchimie attribué à St Thomas d'Aquin ) le lever de l'aurore ou comment mettre fin aux ténèbres et accéder à sa délivrance.

Recherche et Création

Du 1er février au 30 avril 2021




Aurore Le Saux et Lorène Rouleau,
Artistes plasticiennes de Lorient en Résidence à la Tourelle St François


"Nous sommes deux artistes post-diplômées de l’EESAB – site de Lorient.
Lors de ces années d’études nous avons eu l’occasion de travailler sur des projets communs.
Depuis nous avons le désir de retravailler ensemble".


"Durant Rad’art nous avons découvrir ce lieu qu’est la tourelle Saint-François.
Nous avons alors pu échanger avec un membre de votre association PHART. Il nous a parlé de ce lieu et des résidences qui s’y tenaient.
Émerveillées par ce lieu, l’idée de travailler ensemble ici à germé dans notre tête".


"C’est pourquoi nous vous proposons d’investir ce lieu sur une durée de trois mois, avec la volonté de
travailler sur une problématique : Comment deux artistes, aux pratiques différentes, peuvent cohabiter et percevoir un même territoire ?"


À partir d’expérimentations, de recherches et d’échanges, les deux artistes répondrons à cette question en confrontant leurs productions plastiques. Elles ont chacune une approche personnelle des lieux qu'elles investissent et développent une production en rapport à cette présence au territoire.

Aurore part avant tout d’un travail sur le récit, en récoltant des histoires, des témoignages pour concevoir des pièces in situ.

Lorène puise dans l’imaginaire collectif ; dans des livres ou à travers des fantasmes pour recréer des récits, elle s’inspire aussi de sa propre vision des lieux qu’elle côtoie.


"Nos pratiques de recherche très similaires nous donne envie d’expérimenter un travail à deux afin de
se nourrit de chacune et du lieu qu’on occupera".


"Nous souhaitons que la résidence soit vue comme une résidence de création mais nous désirons
échanger aux maximum avec les locaux afin de croiser leurs regards et de partager notre pratique.
Cela peut passer par des temps d’ouverture de résidence, de mise en place d’ateliers artistiques ou bien par la collecte de témoignages".


Aurore Le Saux :

Ce qui l’intéresse ce sont les gens qui ont la peau fine et pas assez d’écorces pour supporter la vie quotidienne. Sa pratique s’articule autour des difficultés à s’intégrer en société, sur comment gérer les pressions sociales. Par quel moyen, détourner notre monde, passer du plein au vide, du volume au plan.

Lorène Rouleau :

Son approche est poétique et cherche à retranscrire l’esthétique de la nature. Par son travail, elle tente d’inviter le spectateur à embarquer vers son imaginaire, au travers d’un voyage immobile et fictionnel. Grâce une pratique pluridisciplinaire, mêlant volume, gravure, dessin, photographie et vidéo, ses représentations abordent des notions comme celle du voyage, physique ou mental, de la barque du point de vue de l’Histoire de l’art ou bien simplement d’un point de vue matériel, physique.



Fragments
Lorène Rouleau



© Lorène Rouleau
https://lorenerouleau.wordpress.com/








Résidence d'écriture

 Pour commencer cette nouvelle année, nous allons accueillir Juliette Bouchery pour une résidence d’écriture, exposition et lecture de textes.

… je viens de terminer un roman ...

             … besoin de rebondir sur un nouveau projet …

 

Des pistes amorcées :

Courts de colère / :            des nouvelles, le plus souvent comiques, autour du délabrement actuel et Angry Shorts                                          de reconstructions possibles. Voir comment vire une nouvelle si je l’écris

                                          en français ou en anglais.

 

Bowels of Compassion      à l’origine, une nouvelle. Développer en scénario ? Court, long ?

 

Des enjeux : écrire en anglais, travailler la forme scénario

 

Oser quitter la comédie pour aller vers du sombre ?

 

Et puis dessiner.

 

En guise de restitution : le dernier jour, des lectures. Rapides, une personne ou un tout petit groupe entre, écoute, répond peut-être, et laisse la place au prochain passant. *


"Homme assis"
© Juliette Bouchery

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Juliette ouvrira la Tourelle sur rendez-vous et suivant ses disponibilités en fonction
de la progression de sa recherche , bien sûr dans les conditions imposées par les obligations en vigueur du moment .

du 15 au 30 janvier !

Exposition Décembre 2020

Trois photographes, trois visions.

Ouf ! l'horizon s'éclaircit, enfin !

A la Tourelle St François, c'est le moment d'ouvrir les portes.

Ce mois de Décembre accueillera trois photographes qui ont une passion commune pour la pellicule et les beaux papiers argentiques.

Avec des images empruntes de poésie, Florian Kibe nous présente une petite histoire comme un temps suspendu. L'horizon, les collines, un oiseau... Ces photographies sensibles nous transportent dans une chambre d'écho dans laquelle se reflètent nos imaginaires.


Avec Stéphane Courtois, les murs de la tourelle vont s'émoustiller à la vue de ces visages, de ces corps qui subliment le féminin singulier. De ces extraits, Stéphane nous communique ses impressions fugitives, ces moments partagés avec la nature ou dans les alcôves intimes, là où se trament le jeu des regards et des lumières rasantes.


Bob NICOL, nous présentera des tirages "maison". 
Ceux qui jalonnent son parcours de photographe depuis quelques années.
Des extraits de série, des essais de chromie, de virages aléatoires et d'autres surprises plus récentes qui permettront au visiteur d'apprécier l'éventail de ce passionné du labo.




https://www.ouest-france.fr/bretagne/port-louis-56290/port-louis-la-poesie-du-noir-et-blanc-s-expose-a-la-tourelle-7087212?fbclid=IwAR2-zx-8bifXaU9tHXANfP3FzbIKPoyUebnBoCdx9hCdeJagUBwLECXBF0A





Exposition en Septembre

Gilles Eliot nous avait déjà ravi lors de sa première apparition à la tourelle avec les oiseaux de la petite mer de Gâvres.

Cette année il nous revient avec de nouvelles photographies et de très beaux tirages illustrant d'autres volatiles colorés aux  regards parfois insolents.

Gilles est aussi passionné de photographie astronomique, il nous fera découvrir la lune et d'autres astres lointains également lors de cette exposition.




Nastasja Duthois tisse sa toile à la tourelle St François

Nastasja Duthois tisse sa toile à la manière d’une araignée dans un but précis : attirer une proie, donc, attirer le regard du spectateur. La densité de ses fils révèle une diversité de dessins où se mêlent silhouettes, personnages, animaux, paysages et portraits. La technique n’est pas nouvelle : l‘invention de l’aiguille à chas remonte à vingt mille ans environ, l’artiste la détourne ici de son utilisation primitive. 

En bonne araignée bâtisseuse, elle invente aussi toutes les subtilités de sa broderie. Tout cela au gré d’une fantaisie apparente. C’est du moins ce que nous pouvons penser de prime abord. Puis, quand nous commençons à suivre le cheminement de ces connexions, les liens entre les personnages, nous sommes bien obligés de convenir que nous sommes face à un véritable tableau dont un magicien tirerait les fils. L’artiste nous retrace ses histoires au plus proche de l’humain, profile la solitude noyée par la foule, tisse des relations et fait naître nombre de filiations. 
 
NOTICE BIO Née à Ganges dans les Cévennes en 1986, Nastasja est diplômée des Beaux arts de Lorient avec un échange au Dublin Institute of Technology en Irlande et une année en Master Métiers du Patrimoine. Son parcours multiple l’entraîne à étendre ses pratiques : photographie à l’Hasselblad, dessin numérique, au bic et surtout ses "dessins au fil" jusqu’à des installations lumineuses. 



Qui dit résidence d'été dit aussi verres entre amis non ? Venez masqués mais avec le sourire...
Le lieu est merveilleux ; juste suspendu avec un horizon à faire perdre la raison.
Hâte de partager avec vous cette belle aventure !







Christophe Robin en résidence

C'est dans son univers onirique que Christophe Robin nous ouvre ses portes. 
Tout de suite, c'est la surprise! 
Surprenant et coloré, l'espace de la Tourelle St François se pare de bleus, de jaunes et de nuages flottants au plafond.
C'est le monde de l'enfance retrouvée. 
Les pensées vagabondent, deviennent le vent qui anime les nuages.
Un mot, une phrase et c'est le déclenchement d'une pensée qui s'organise, qui associe, croise, devient réelle.
Christophe travaille le tissu, matérialise ses rêves sur la trame et par la trame.

La sérigraphie s'organise, l'écran s'anime et le geste, dans le prolongement de la perception, révèle la couleur de nos imaginaires communs.












Abdoulaye Sané en résidence


Asso PHART accueil en ce mois de Juin, Abdulaye Sané , à la Tourelle St François pour une résidence artistique.
Abdoulaye est peintre mais aussi conteur et musicien. Séduit par le lieu, la proximité de la mer et l'atmosphère qui s'en dégage, Abdoulaye nous réserve de belles surprises tout au long de son séjour Portlouisien. Asso PHART ne manquera pas de relayer ces créations in situ durant cette résidence.


Info OF: https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-abdoulaye-sane-un-artiste-empreint-de-poesie-6608265




"On y est comme suspendu dans les airs au dessus des eaux et la voix du bois qui m' habite toujours se laisse pénétrer par les voix marines pour apporter une autre saveur , des vibrations nouvelles à création (entre lézards).

Tout y est comme graphique : les sons, les mots, même les pas de danse et bien d'autres idées qui ne demandent qu'à être matières... "

Abdulaye Sané